Paris est en passe de devenir un chef de file des technologies financières. Richard Giannetti, expatrié français et spécialiste produit chez Azimo, est retourné dans son pays natal pour découvrir pourquoi.

Le mois dernier, je me suis rendu dans la capitale française pour assister au Paris Fintech Forum. L’événement se déroulait dans l’édifice remarquable qui abritait autrefois la Bourse de Paris, le palais Brongniart sur la Place de la Bourse. Ce lieu désuet offrait un contraste spectaculaire avec la bruyante effervescence à l’intérieur – en tant que Français d’origine vivant et travaillant aujourd’hui à Londres, j’étais fasciné de constater à quel point les technologies financières sont en train de révolutionner l’univers de la finance traditionnel en France.

Le forum intense de deux jours a attiré le nombre impressionnant de plus de 200 intervenants cadres dirigeants et au moins 1 800 délégués, ce qui signifie que j’ai eu la chance de rencontrer et d’écouter certains des leaders locaux et mondiaux du secteur. Et quel est le message principal? C’est que la scène des technologies financières s’est considérablement développée en quelques années.

Il n’y a pas si longtemps, si l’on m’avait demandé si quelqu’un dans le géant bancaire BNP Paribas savait ce que signifie Produit minimum viable, Sprints ou Agile, j’aurais éclaté de rire. Mais plus maintenant. Aujourd’hui, le talent en technologie français rivalise avec San Francisco et Londres.

La collaboration est essentielle, avec des jeunes start-ups et des grandes sociétés telles qu’Orange et BNP s’unissant pour créer une ouverture d’esprit concernant le partage des meilleures pratiques, une volonté incroyable de perturber un marché bondé et le désir de bouleverser l’ancien statu quo du système bancaire pour offrir une expérience client largement améliorée.

Des dinosaures agiles

Depuis environ un an, BNP Paribas a mis en place une initiative pluridisciplinaire, réunissant des petits groupes d’experts aux compétences diverses pour réfléchir à de nouvelles façons d’améliorer l’expérience client globale. De la conception à l’exécution, l’équipe est totalement anonyme. Je me suis habitué à ce type d’approche tournée vers l’avenir dans les petites start-ups, mais c’est incroyablement rafraîchissant de la voir adoptée par de tels géants du secteur.

L’un des discours les plus captivants du forum était intitulé “Banque + Technologies financières, une histoire d’amour?”, avec Ronan Le Moal, PDG de Crédit Mutuel Arkéa, et Céline Lazorthes, PDG de Leetchi/Mangopay. Le duo a montré au public comment les deux sociétés sont parvenues à faire collaborer leurs équipes pour atteindre un objectif commun. Le résultat de cet apprentissage multiplateforme agile a été une meilleure expérience utilisateur systématique. Enfin, les “dinosaures” français prennent conscience des immenses avantages à travailler avec les start-ups plutôt que contre elles.

Paris – la nouvelle star des start-ups

Pendant son intervention durant le forum, Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du Numérique, a parlé des talents des start-ups en technologies financières dans la capitale française, et à juste titre. Ouvrant en avril 2017 dans le 13e arrondissement, Station F sera le plus grand campus de start-ups au monde avec plus de 3 000 bureaux de co-working à louer dans l’ancien dépôt ferroviaire de la Halle Freyssinet.

Il abritera également l’initiative Startup Garage de Facebook, le premier incubateur d’entreprises de la société, pas mal pour un pays souvent raillé pour la rigidité de son marché du travail, ses impôts exorbitants et ses grèves interminables. Vous savez que les choses sont en train de changer quand la directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg, vous qualifie de “ville des nouvelles idées”, et Paris profite pleinement des inquiétudes liées au Brexit de ses voisins pour émerger comme un véritable centre des technologies financières.

La génération « oui »

Autour du palais Brongniart, il était clair que l’ancien établissement est encore fortement représenté sur la scène des start-ups françaises. Mais même ici les choses changent, HEC, Polytechnique, ESSEC et d’autres grandes écoles de commerce françaises, ne sont plus les seuls chemins vers la réussite. J’ai rencontré de nombreux jeunes d’origines moins traditionnelles qui utilisent leurs compétences uniques pour changer les règles des technologies financières, et les grandes écoles elles-mêmes changent au fil du temps en proposant des programmes d’incubateurs ouverts à tous ceux qui ont une bonne idée et un plan d’exécution encore meilleur. Quand je suis monté dans l’Eurostar pour retourner à Londres, une chose était parfaitement claire: Paris est maintenant bien présente sur la carte de la Génération Y.

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